Bignona : Le Ministre de l’Agriculture à l’écoute des producteurs pour une insertion durable des jeunes et la souveraineté alimentaire
Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikh Oumar Ba, a effectué une visite de terrain dans le département de Bignona, cœur agricole de la région de Ziguinchor, ce mardi 11 août 2026. Accueilli par les autorités administratives, les élus locaux et les producteurs, il a insisté sur la nécessité de « changer de méthode, anticiper et avoir de la veille » afin de transformer le potentiel agricole en performance.
Le ministre a rappelé que Bignona représente 72% du territoire régional, un espace stratégique pour l’agriculture nationale. Il a salué l’engagement des jeunes porteurs d’initiatives, affirmant que « 75% des Sénégalais ont moins de 35 ans, il est urgent de leur offrir des opportunités d’insertion et d’installation durable ». Une visite sous le signe de l’action et de la synergie.
Les jeunes et les femmes au cœur des politiques agricoles

Dr Cheikh Oumar Ba a souligné l’importance de renforcer la collaboration entre l’État, le secteur privé et les collectivités territoriales pour amplifier l’impact des projets. La ferme visitée, qui accueille des jeunes venus de toutes les régions du Sénégal et même de pays voisins comme la Gambie, illustre cette dynamique. « J’ai été heureux de lire sur leur visage une volonté de réussir », a-t-il confié, annonçant l’organisation prochaine d’une rencontre dédiée à l’insertion et à l’installation des jeunes dans le cadre de la loi d’orientation agro-sylvopastorale et halieutique.
Le ministre a également mis en avant la nécessité de rationaliser les interventions et de mobiliser l’écosystème de financement (ADER, PROVAL-CV, projets ministériels) pour accompagner durablement les exploitations familiales modernisées.
La mécanisation et le barrage d’Affiniam comme leviers

Parmi les priorités évoquées figure la mécanisation agricole. L’État prévoit de déployer 500 mini-tracteurs et 500 motoculteurs à travers le pays, avec une contribution des acteurs. Le ministre a proposé de valoriser ces équipements via des coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA).
Concernant le barrage d’Affiniam, il a reconnu les attentes fortes des populations et annoncé une mutualisation des efforts avec les partenaires locaux pour accélérer la mise en œuvre des solutions.
La DYTAEL salue les efforts pour la souveraineté alimentaire

Clément Sambou, secrétaire général de la DYTAEL de Bignona, Dynamique pour une transition agroécologique locale. a exprimé sa gratitude envers le ministère pour les subventions en amendements organiques solides et liquides. « Nous avons reçu 300 tonnes d’amendements organiques solides. C’est l’argent du contribuable, et tout producteur agricole doit en bénéficier », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de renforcer la communication et la formation des producteurs pour une meilleure utilisation des intrants.
Il a également salué l’accompagnement des services techniques et des forces de sécurité dans la gestion et la distribution des produits, gage de transparence et d’efficacité.
Une ferme intégrée, incubateur pour la jeunesse

Aliou Diouaré, président du groupe Sénégal-Agro et directeur général de Sodep Afrique, a présenté la ferme intégrée visitée par le ministre. Réalisée sur fonds propres, elle comprend six serres, un bâtiment d’hébergement pour étudiants venus de diverses régions, et des filières de formation variées : entretien et maintenance des équipements agricoles, irrigation, apiculture, installations solaires, maraîchage et production animale.
« Notre objectif est de former les jeunes, puis de les accompagner dans d’autres fermes pour produire en masse et assurer la commercialisation », a expliqué M. Diouaré.
La ferme dispose déjà de contrats avec des hôtels, restaurants et partenaires en Gambie et Guinée-Bissau. Il a accueilli favorablement l’idée de synergie avec les structures de l’État pour élargir l’impact de cette initiative.
Vers une agriculture moderne et inclusive
Cette journée à Bignona a mis en lumière la volonté commune des acteurs : bâtir une agriculture moderne, compétitive et inclusive, où les jeunes et les femmes trouvent leur place. Entre mécanisation, formation, financement et souveraineté alimentaire, les bases d’une transformation durable sont posées.








