À Ziguinchor, le malaise gagne les structures sanitaires. En tout cas c’est l’objet de la sortie ce mercredi de l’intersyndicale. Le syndicat des travailleurs du Centre hospitalier régional et de l’Hôpital de la Paix a dénoncé, les « conditions de fonctionnement très difficiles » du système de santé dans la région.
Dans un communiqué lu par son secrétaire général, Siméon Faye, l’intersyndicale a « interpellé l’opinion nationale et les autorités » sur une situation jugée « insoutenable » en ce début d’année 2026.
Selon les travailleurs, les établissements peinent désormais à assurer leur mission première : offrir des soins de qualité aux populations. En cause, un déficit de moyens financiers et matériels. « Les deux hôpitaux n’ont pas encore reçu la dernière tranche de subvention de l’année 2024 », a déclaré M. Faye. Une situation qui, d’après lui, entraîne des conséquences directes sur la prise en charge des patients : « ruptures de soins, difficultés d’approvisionnement et démotivation croissante du personnel’’, affirme-t-il
Les syndicalistes pointent également le retard dans le versement des fonds de dotation communale, attendus depuis novembre 2025. À cela s’ajoutent des arriérés d’indemnités, des primes impayées et une dette accumulée auprès des fournisseurs.
Autre sujet d’inquiétude, l’absence, « depuis un temps ‘’, de budget de consolidation d’investissement (BCI) alloué aux structures sanitaires. Ces fonds sont pourtant essentiels pour l’acquisition d’équipements et le renouvellement du matériel médical.
Face à l’accumulation de difficultés, les travailleurs appellent les autorités à accorder une attention urgente au secteur de la santé dans la région, estimant que la santé des populations ne peut continuer à dépendre de contraintes budgétaires persistantes.








