Indemnité de logement aux PATS : le ton monte au Rectorat et au CROUS de l’UASZ

Promesse non tenue, attente prolongée et menace de perturbations dans l’enseignement supérieur. À l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), les personnels administratifs, techniques et de service (PATS), regroupés au sein du SYNTES, haussent le ton pour exiger la généralisation de l’indemnité de logement. Réunis en assemblée générale au Rectorat et au CROUS, les travailleurs dénoncent l’absence d’avancées concrètes malgré les engagements pris lors des négociations avec les autorités de l’Enseignement supérieur.

La tension sociale gagne progressivement les universités publiques du Sénégal. À l’UASZ, les sections du Syndicat National des Travailleurs de l’Enseignement Supérieur (SYNTES) du Rectorat et du Centre régional des œuvres universitaires sociales (CROUS) ont tenu une importante assemblée générale pour informer leurs militants de l’évolution du dossier relatif à la généralisation de l’indemnité de logement aux personnels administratifs, techniques et de service.

Cette mobilisation intervient à la suite d’une décision de la Fédération nationale des syndicats du personnel administratif, technique et de service des universités publiques et centres des œuvres du Sénégal, qui, réunie le 14 octobre 2026, a constaté l’absence de progrès significatif dans ce dossier pourtant jugé prioritaire par les travailleurs.

Dans une déclaration lue par le secrétaire général du SYNTES section Rectorat de l’UASZ, Ousseynou Sène, la fédération a exprimé son regret face au statu quo observé depuis la rencontre tenue le 10 août 2026 avec le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Selon lui, malgré les multiples démarches entreprises et les engagements évoqués lors des discussions, aucune mesure concrète n’a été prise pour rendre effective cette revendication portée depuis plusieurs mois par les PATS.

« La Fédération constate avec regret qu’aucune avancée concrète n’a été enregistrée depuis la rencontre du 10 août. Le statu quo persiste au détriment d’une revendication légitime des travailleurs », a-t-il déclaré devant les militants réunis.

Pour les responsables syndicaux, cette situation devient de plus en plus difficilement acceptable, d’autant que l’indemnité de logement est déjà accordée à certaines catégories de personnels dans l’enseignement supérieur, créant ainsi un sentiment d’injustice chez les agents qui en sont encore exclus.

Prenant la parole à son tour, le secrétaire général du SYNTES section CROUS UASZ, Landing Goudiaby, a dénoncé ce qu’il considère comme un non-respect des engagements pris lors des négociations.

« Lors des discussions du 10 août, on nous avait fait comprendre que le paiement de cette indemnité devait commencer au mois d’octobre. Aujourd’hui, les travailleurs sont déçus parce qu’ils ne voient rien venir. Ce que nous voulons, c’est du concret », a-t-il lancé.

Le responsable syndical estime que les acquis obtenus par les travailleurs au fil des années sont le fruit de longues luttes syndicales et que l’indemnité de logement ne fera pas exception.

« Tout ce que nous avons obtenu dans ce pays est le résultat de combats menés par les travailleurs. Personne ne nous a offert ces acquis. Cette indemnité, nous allons la conquérir à travers la mobilisation », a-t-il soutenu sous les applaudissements des militants.

Face à cette situation, la Fédération a décidé de lancer des assemblées générales dans l’ensemble des universités publiques et centres des œuvres universitaires du pays afin de sensibiliser les travailleurs et définir les modalités d’un plan d’action national.

À l’UASZ, les responsables du SYNTES appellent ainsi les PATS à rester mobilisés et unis autour de cette revendication qu’ils considèrent comme une question de justice sociale et de dignité professionnelle.

Tout en réaffirmant leur disponibilité au dialogue avec les autorités, les syndicalistes avertissent que la paix sociale dans les universités ne saurait être garantie indéfiniment sans réponses concrètes aux préoccupations des travailleurs.

Pour eux, si aucune solution n’est rapidement trouvée, l’État portera l’entière responsabilité des éventuelles perturbations qui pourraient affecter le fonctionnement des universités publiques et des centres des œuvres universitaires dans les prochaines semaines.

À l’Université Assane Seck de Ziguinchor, le message lancé par les responsables du SYNTES est sans équivoque : la bataille pour la généralisation de l’indemnité de logement est désormais engagée et les travailleurs entendent maintenir la pression jusqu’à satisfaction de leur revendication.

Author: La rédaction

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